Jour 21 – Mardi 26 Mars 2019
Je débute la journée par une visite de Te Puna Quarry Park, un parc entretenu par des bénévoles qui comporte plusieurs jardins aux thèmes différents : un jardin à papillons, un qui rassemble plusieurs sortes de roses…


Je marche quelques minutes, au hasard des différents chemins. Des bénévoles sont en train de travailler et l’une d’entre elles, une dame d’une cinquantaine d’années, me demande si je sais où je vais. Pas vraiment…
Elle prend alors le temps de m’expliquer, les différents jardins et chemins pour y arriver. « En redescendant, suivez la grande route de graviers, vous inquiétez pas, vous ne serez pas perdue », dit-elle avec le sourire. Merci !

Petit détour au Pak’NSave pour faire les courses avant d’aller au Historical Village. Malheureusement, il n’y a pas de place sur le parking… Je décide d’aller au point de vidange en attendant. Le temps de vider l’eau sale et quand je reviens, je réussie à prendre la place de quelqu’un qui s’en va. Parfait !

Le village historique est en fait un regroupement de plusieurs vrais petits magasins et ateliers mais dans des bâtiments orignaux, d’époque, ce qui donne quelques petites rues très mignonnes.



Il me faut surmonter l’épreuve de retraverser la ville de Tauranga (arrrghhh) pour arriver au Mount Maunganui. Cette partie de la ville est très touristique avec de nombreux commerces, hôtels, et un monde fou ! Je trouve de la place pour me garer un peu plus loin le long de la plage… juste à côté d’un panneau d’avertissement au tsunamis !

Le repas de midi avalé, la crème solaire barbouillée et le sac préparé, je me mets en route pour la randonnée qui doit me mener au sommet de Mount Maunganu, soit 230 mètres plus haut. Il y a plusieurs possibilités pour monter au sommet, plus un sentier qui fait tout le tour du volcan.
Je commence par ce chemin, Mount Walkway, pendant une vingtaine de minutes avant de bifurquer pour un sentier qui rejoint le sommet.


Il fait une chaleur étouffante et je suis effarée quand j’en vois qui se promène sans eau. Comment font-ils ?! Le chemin traverse une prairie où des moutons broutent tranquillement avant de rejoindre le sentier principal. Ça grimpe !

Le sentier que j’ai choisi (un peu par hasard) passe vraiment au bord, avec une sacrée pente qui se jette dans la mer… Heureusement qu’il y a un peu de végétation. Mais je m’étonnes à réussir à passer, moi qui suit sujette au vertige. Cela dit le chemin reste assez large, ce qui me rassure un peu.

En prenant de la hauteur, on voit mieux l’étendue incroyable de Matakana Island, et sa plage qui semble infinie !

Encore un peu d’efforts pour arriver en haut… Je m’arrête près d’un banc, où une jeune Allemande est déjà assise. Isabelle, elle vient de la Bavière : « Nice place, with nice people! » me dit-elle, comme si elle pensait que j’avais une mauvaise image des Allemands… Étrange, mais c’est vrai qu’ils n’ont pas forcément bonne réputation en tant que touristes à l’étranger. Elle est presque rassurée quand je lui dis que je suis Alsacienne, donc l’Allemagne, je connais un peu ! « See you at the top! » me dit-elle avant de se remettre en route.
Je me repose encore quelques minutes avant d’entamer la dernière partie de la montée. J’aurai vidé près d’1,5L d’eau pendant cette montée mais la vue en haut vaut largement tous les efforts. C’est spectaculaire ! On peut voir la ville et toute la plage d’Omanu. Et ça, ce n’est que d’un côté !


Puis à un autre endroit, je me rends compte qu’en face de moi, il n’y a absolument rien à l’horizon, si ce n’est le Pacifique ! C’est une sensation assez incroyable, j’avoue.

Je ne sais même plus où regarder, c’est beau de tous les cotés : littéralement, puisque la vue est à 360° ! Et je ne peux pas m’empêcher de rigoler, en essayant de réaliser où je suis et ce que je fais… quel pied !
Je croise à nouveau Isabelle au sommet avec qui je discute à nouveau avant de continuer.
Un jeune homme est assis sur une pierre, telle un banc, et je me dis que ça ferais une photo sympa, avec la vue en bas. Je lui demande si je peux le prendre en photo et on discute ensuite quelques minutes, alors que je m’installe à côté de lui pour profiter de la vue. C’est un Japonais, en Nouvelle-Zélande pendant 4 semaines pour apprendre l’anglais.



Après cette superbe randonnée, de retour au van, je prends la route pour Dotterel Point Reserve où l’on peut camper gratuitement. Le parking se trouve tout au bout d’une péninsule : une longue ligne droite de cinq kilomètres !
Encore une fois, le panneau d’instructions en cas de tsunamis n’est pas vraiment rassurant… Mais quel emplacement ! Que demander de plus pour passer la nuit ?



Je me promène sur la plage, il n’y a encore personne d’autre puis quelques autres vans et camping-cars arrivent. Alors que je suis tranquillement installée à profiter de la vue, deux hommes sortes avec un quad du centre de sauvetage, puis une voiture de police arrive à pleine vitesse, avec les gyrophares. Suivie quelques minutes après par un camion de pompier…
Des locaux et autres touristes commencent à s’agglutiner autour. Il semble qu’ils doivent aller secourir quelqu’un dans l’eau.



Puis voilà qu’un hélicoptère atterrit juste au milieu de la place, devant mon nez. J’ai juste le temps de fermer la porte avant que la vague de sable ne frappe le van, au moment où il se pose.

Après tous ces rebondissements, chacun part dans son coin et le calme revient… Avant que le vent ne se lève pour secouer le van de tous les côtés !
Je regarde la météo pour le lendemain et étant donné que ça semble être un peu meilleur (pluie et vent toute la nuit cela dit…), je fais une réservation pour la visite de White Island près de Whakatane, avant de m’adonner au rituel du soir : repas, vaisselle… et dodo, car demain il faut se lever tôt !